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mercredi 12 juin 2013

Webdocu vraiment sympathique. Une plongée en France en suivant le Jeu des milles euros.
Le mode de navigation est excellent.

mercredi 23 novembre 2011

Et on prétend que c'est le bordel sur mon bureau

En 11 mois, un milliard de nouvelles photos sont déposées sur Flickr (source : Blogue de Flickr).
Erick Kessels s'est posé la question de savoir à quoi ressemblerait une journée de publications. Alors il a téléchargé et imprimé 24H de production. Et cela ressemble à ça :
Le plus surprenant ce n'est pas tant le volume (je ne sais pas ce que représentait 24H de production argentique) mais le fait que tout le monde y ait accès en permanence et de partout.
Visible à Amsterdam au Foam.





Source : Creative Review

dimanche 2 octobre 2011

La mémoire du XXème siècle, vu des Etats-Unis

Source infinie d'intérêt : Google a numérisé l'ensemble des numéros de la revue Time depuis ses débuts. On peut y accéder ici.
Des heures de plaisir.
C'est ainsi que j'ai pris conscience, en consultant le numéro de la semaine suivant le 8 mai 1945, que pour les Etats-Unis la guerre n'est pas finie puisque la lutte continue contre le Japon.
Ci-dessous trois publicités dans un numéro d'août 1945. J'aime l'utilisation de l'argument militaire et j'adore les vieilles pubs de cigarettes.



Philip Morris se vend avec le slogan : "Un peu de prévention vaut mieux que des soins", comme la cigarette qui irrite le moins la gorge.

jeudi 29 septembre 2011

Du jeu vidéo et des guerres de religion

Les créateurs de jeux vidéo sont joueurs. Tous les ans, de la Game Developers Conference, ils désignent par acclamation le créateur du jeu qui fait quelque chose d’incroyablement ambitieux qu’un jeu vidéo ne devrait jamais faire (« does some crazily ambitious thing that a videogame is not supposed to be able to do »).
Le 4 mars 2011 c’est Jason Rohrer qui l’a emporté en réalisant sur le thème : plus grand que Jésus, le jeu comme religion, un jeu qu’il nomma Chain World. L’idée est la suivante. Le joueur évolue dans un univers qu’il peut modifier (un peu sur le principe de Minecraft, voir ci-dessous) : il est le dieu créateur de son univers. Jusque là ….



Oui mais voilà. Le jeu n’existe qu’en un seul exemplaire tenant sur une clé USB. Lorsque le joueur meurt, sous les coups de zombies ou d’araignées, il doit sauvegarder les modifications qu’il a apportées au monde et le transmettre à un nouveau joueur. Un seul jeu, un seul essai, une longue chaîne de créateurs qui exploreront le monde créé par la lignée qui les précède et apporteront leur propre impulsion créative.
Présentation lors du concours : enthousiasme débordant, larmes presque, dans la salle. Triomphe pour Chain World.

Rohrer a été le premier joueur. Il cherche à transmettre à un disciple. Il ignore ses amis en transes et tend la clé USB à un type au premier rang qui semble amoché, accroché qu’il est à un déambulateur. Jia Ji est un handicapé de courte date et de futur restreint. La nuit précédente il s’est blessé lui-même en dansant à la soirée d’Electronic Arts. Faut dire qu’il traine depuis des années aux franges du monde du jeu vidéo. Son dernier projet : la création du site couchange.org qui permet à des ONG de recueillir en donations des trucs du genre miles de cartes de fidélité de cies aériennes ou de vieilles cartes cadeaux. Tout auréolé du don qu’il vient de recevoir de la part du créateur des origines, il trimballe sa carcasse, sa clé USB et son déambulateur dans les couloirs du centre des congrès, sans savoir qu’une rencontre va introduire le désordre dans l’ordonnancement du destin de Chain World.

Jane McGonigal est une icône dans le monde du gaming, conférencière, auteure, elle évangélise le prophane sur le pouvoir de transformation du monde qu’ont les jeux vidéos. Le diable de la tentation titille alors Jia Ji. Il imagine un nouveau procédé de levée de fonds. Il va jouer, puis proposer le jeu à McGonigal. Il mettra alors le jeu aux enchères sur eBay, certain que des amateurs vont se précipiter pour payer et explorer le monde créé par une célébrité. Et puis il va planifier une cédule alternant stars du jeu vidéo et amateurs pour installer le procédé dans la durée. Tentation éthique, mais tentation diabolique pareil.
Une semaine après que l’USB sain lui est tombé entre les mains, il lance une enchère sur eBay et crée un site chainworld.org où il dévoile la procession de joueurs.

Darius Kazemi, designer de jeux dans la vie, était présent lors de la conférence, mais pour une raison inconnue a manqué le Game Design Challenge (et peut-être ne veut-on pas le savoir). Mais il en a beaucoup entendu parler dans les multiples et enthousiastes exégèses de l’événement. Certains auraient même entendu Rohrer glisser à Jia Ji en lui tendant la clé USB : « Be healed » (sois guéri) (ce qui arriva promptement il faut bien l’admettre). Lorsqu’il tombe sur l’enchère, Darius est pris d’une sainte colère pour ce qu’il apparente à un « meurtre esthétique ». Il surenchérit pour libérer le jeu et le rendre à sa destinée. Du coup ça s’échange des claques sur Twitter. Et ça fait monter les enchères. 875$ par 15 personnes. Jusqu’à ce que une entité anonyme, répondant au nom de Postional Super Ka mette 3300 dollars sur la table.
Voilà où nous en sommes au moment où Wired enquête : Jason Rohrer est fauché ; Super Ko veut rendre le jeu à son mystère, elle (c’est une femme vivant dans une grande ville américaine) ne dit pas si elle va passer le jeu à McGonigal ; quand à Jia Ji, il prétend lui avoir envoyé le jeu, mais il a aussi mis en ligne une vidéo dans laquelle il semble jeter la clé USB dans les laves du volcan Kilauea à Hawaï où il avait passé trois mois à glander dans des communes sous les cocotiers.

N’est-elle pas angoissante, cette terrible incertitude ?
Il se passe tellement de choses sur la planète dont nous ne savons rien.

mardi 31 mai 2011

Les méandres de la curiosité

Le plus étonnant ce n'est pas cet étrange ballet de tracteurs, que nous pouvons situer dans une foire de matériel agricole. Non et de loin !
Le plus étonnant c'est que j'ai passé 7 min. 30 de ma vie à le regarder, et que je ne me souviens pas comment j'ai pu atterrir là.

lundi 23 mai 2011

Webdocu : "Avant l'expo"

« Avant l’Expo », le webdocumentaire de Eric Shings s’intéresse à l’évolution de la ville de Shanghaï au cours des cinq années précédant l’exposition universelle.


Les transformations ont été majeures : des dizaines d’usines détruites, des centaines de milliers d’habitants déplacés dans des nouveaux quartiers, un chantier naval devenu forêt pour le pavillon africain, ou un marché aux poissons transmué en practice de golf. Le commentaire d’un jeune joueur de golf résumé la transformation du quartier : « A l’époque c’était sale et en désordre, en passant je n’osais pas descendre de voiture, parce qu’il y avait une drôle d’odeur. C’est pour cela que ce changement est super. Avant c’était ce qu’il y avait de pire, et maintenant c’est ce qui se fait de mieux ! »

Le document est très bon. Il nous fait entrer dans la vie quotidienne dans l’antre de la ville. Il nous ouvre aussi les portes des usines, des aciéries, des chantiers navals. Vision de méthode de travail archaïques, dangereuses et probablement peu productives. Graphiquement le choix d’un écran partagé en deux films, très habilement utilisé, permet de créer un décalage plus ou moins grand dans la perception qui élargit le regard, et fait prendre conscience des détails sans jamais perdre l’internaute.


Sur le fond, il montre le croisement de trois Chine autour du chantier : la classe moyenne qui profite du boom économique, la Chine d’avant (les vieux, les ouvriers, etc.) qui ne trouve plus vraiment sa place et les paysans qui viennent sur les chantiers gagner de l’argent avant de retourner chez eux.

Et une surprise majeure : la volonté de préservation du patrimoine historique et essentiellement industriel, nouvelle en Chine, confirmés par l’architecte en chef : « c’est ce changement de mentalité qui montre si la Chine progresse ». Quand on repense à la révolution culturelle de Mao, on se dit qu’effectivement quelque chose a changé.
Dans le même ordre d’idée, j’ai été surpris de voir que certains résistaient et refusaient de vendre. Leurs maisons-clous se dressaient dans des champs de ruines. J’aurais imaginé que ce type de résistance aurait été impossible.

Et toujours une confiance incroyable dans l’avenir, dont on ne sait pas vraiment distinguer ce qui relève de l’endoctrinement, de la crainte du régime et de l’authenticité. Il faut cependant remarquer que les habitants déplacés constatent dans leurs nouveaux appartements les éléments concrets d’un nouveau confort auquel ils n’osaient pas rêver.

Et une question : Que sont devenus tous ces gravats ?

Quelques citations :
« La grande famille est plus importante que la petite famille »

« Au début les gens croyaient que c’était bien d’être ouvrier, après ils se sont rendu compte que c’était fatiguant »

« Il y a de l’argent à gagner, le parti communiste est si bon (éclats de rire) »

dimanche 1 mai 2011

La Zone : de l'utilité du Webdocu

La zone n’est pas un documentaire sur Tchernobyl, mais sur la vie dans la zone irradiée et sur la vie dans l’après-communisme de l’Europe de l’Est.



Des bribes d’histoires de vie, atmosphères des lieux : caméra posée devant des bâtiments qui capte le temps qui passe ou plutôt ne passe pas, caméra posée sur des plages au bord du fleuve qui baigne les réacteurs, caméra posée dans un bar, une boîte de nuit, une salle de billard.
Galerie de portraits saisissants. Le millionnaire qui fouille les bois à la recherche de soldats allemands pour les enterrer dignement et ainsi finir enfin la seconde guerre mondiale, le jeune couple revenu dans un village malgré l’interdiction, parce que les maisons y sont gratuites et que la campagne est un bon environnement pour élever leur fille, les trafiquants qui décontaminent le métal dans un atelier défoncé de la centrale avant de le revendre, les vieux qui meurent là parce qu’il ne peut y avoir d’ailleurs dans leur vie.

Approche impressionniste, sensorielle, travail superbe sur l’image et le son qui nous immerge plus qu’il nous raconte.
Glaçant.

Cela me rappelle l’apocalyptique roman ‘La Route’ de McCarthy. Et c’est peut-être plus fort encore.

Tout l'intérêt du webdocu : riche dans l'utilisation du multimedia, laissant à chacun la possibilité de circuler et de construire sa propre expérience de compréhension du sujet étudié.

lundi 28 février 2011

Le spam ça eut payé... et ça paye encore

Une question que je me pose depuis très longtemps : est-ce qu'il y a vraiment du monde qui se laisse encore avoir par les spams ?
Deux réponses cette semaine :

- Nous avons tous reçu un de ces courriels nous annonçant que quelqu'un en Afrique pouvait (d'une manière ou d'une autre) nous rendre riche. A chaque fois nous nous posons la question : est-ce que quelqu'un, un jour, quelque part y a vraiment cru ? Ben oui. Gabriel Poncet, ci-devant député suisse, ayant reçu un mail lui disant qu’il était l’héritier d’un lointain cousin décédé il y a douze ans au Togo s'est rendu sur place pour récupérer l'argent. Il s'y est fait kidnapper et retenir pendant 48H.

- Wired, numéro de mars 2011, montre les résultats d'une expérience menée par le professeur Chris Kanich de l'International Computer Science Institute, ont lancé leur propre spam (machine zombi + virus = très méchant) pour vendre des médicaments en ligne sur un site construit pour l'occasion qui plantait au moment où les pigeons internautes introduisaient leur numéro de carte de crédit.
Les chiffres : près de 500 millions de spams envoyés, 23,8% de messages arrivés à destination, 0,0127% d'internautes ayant reçu le message cliquant pour accéder au site, parmi ceux-ci 0,266% décident d'acheter pour montant moyen autour de 100$. Chiffre d'affaires : 7000$ par jour.

Autant dire qu'on va continuer à en recevoir.

jeudi 24 février 2011

Stie que la mode change vite

Après les enfants, perplexes face aux technos des années 80, les v..., les personnes de l'âge d'or.
Ils ont entre 75 ans et 100 ans, comment réagissent-ils face à une souris Mac dernière génération, un iPad ou une clé USB.



Pas de surprise, ils sont souvent largués (avec l'aide du montage de la vidéo).
Ce qui me frappe le plus, finalement, c'est le fait qu'ils trouvent la souris et le iPad beaux. Le design est transgénérationnel finalement, plus que l'usage.

dimanche 13 février 2011

Art and bits

En octobre 2010 Aram Bartholl a installé les cinq premières dead drops à New York. Ces clés USB sont cimentés dans des murs. Seule la connexion dépasse et permet au passant de brancher son ordi, de voir ce que les autres ont laissé, de déposer ses propres contributions.

Chine, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, il en existe plus de 200 en Europe. Carte ici.
A Montréal : 6469 Boyer. 10 dead drops à Paris. Et une à Gujan Mestras.

Le site d'Aram Bartholl : à voir. Des idées originales, bricolées. Un jeu sur le rapport avec la technologie.

Source : Vu dans Le Point du 10 février 2011.

samedi 29 janvier 2011

Retour vers le futur de Pine Point, web docu


Magnifique webdocu (mais en Anglais). L'histoire de Pine Point, ville des Territoires du Nord-Ouest née et morte en 1988 avec sa mine.
La ville a été rasée, certaines maisons détruites, d'autres déplacées, à plusieurs dizaines de kilomètres de là.

Un travail sur le souvenir, le temps qui passe, ce qui construit l'identité et la sécurité d'un être dans la vie.
Une exploitation très belle (et très rare) du potentiel de mise en scène de l'Internet. Plus un travail artistique qu'un reportage à proprement parler.

Très émouvant et un punch à la fin quand on découvre qui est l'homme dont on entend la voix au générique d'ouverture.

vendredi 28 janvier 2011

404 file not found

Vu dans "Le Point": face à la menace du programme nucléaire iranien, l'Etat d'Israël a longtemps demandé aux Etats-Unis de lui fournir des bombes capables de percer le béton des centrales. Georges Bush finit par accéder à cette demande au cours de son dernier mois de présidence en lançant un programme de développement d'une arme nouvelle.
Pour percer les murs, les israéliens et les américains sont passés par les câbles. Le virus informatique Stuxnet a détruit 20% des centrifugeuses. Impact : cinq ans de retard pour le programme nucléaire iranien.
Conclusion : soit l'armée US a ses geeks, soit l'armée iranienne fonctionne sous windows.

lundi 15 novembre 2010

Ca va vite

et je n'ai pas le temps de tout lire.

Le site internet de vidéos YouTube a annoncé que 35 heures de vidéo sont mises en ligne chaque minute, soit deux fois plus qu’il y a deux ans.

Dans les 50 ans qui ont suivi l’invention de l’imprimerie, il s’est produit en Occident autant de livres quand dans les 1000 ans précédents. (Source : Nicholas Carr, «What Internet is doing to our brains»)

Il a paru 8 titres de livres chaque heure en France en 2008, soit 76205 ouvrages édités, dont environ 50% de nouveautés

«Nous créons maintenant cinq exaoctets d'informations tous les deux jours, autant qu'il en avait été créé entre le début du monde et 2003», citation d'Éric Schmidt, CEO de Google (4 août 2010, conférence Techonomy)

Deux des trois plus puissants superordinateurs de la planète sont Chinois. Le premier, Tianhe-1A (voie lactée) dispose d'une capacité de 2,507 pétaflops (péta = 10 exposant 15), l'équivalent de 2,5 millions de milliards d'opérations par seconde. Il peut être utilisé dans de nombreux domaines, de la recherche médicale à la météorologie. (Pour comparaison, un PC cadencé à 1ghz a une capacité de 1 gigaflop).

vendredi 5 novembre 2010

Pause café 2.0



Dans l'espace déjeuner. A côté du toaster, du beurre de peanuts, du sirop de chocolat, un pot de Nutella, et une bouteille de champagne vide.

Pas de doute, je suis vraiment dans une entreprise du web à succès dont les fondateurs doivent avoir moins d'un siècle à eux trois.

vendredi 29 octobre 2010

Vive le Québec libre !

Nous discutions des films de Hari-Kiri érotiques qui existent au Japon. Nous nous questionnions sur la dimension sexuelle de l'affaire. Je me suis dit qu'il y avait dans l'iconographie religieuse une dimension similaire parfois très manifeste. Pour illustrer ma pensée j'ai cherché sur mon iPhone le martyre de Saint Sébastien par Le Perugin. Me suis trompé et ai tapé : St Jean Baptiste et voici ce que Google m'a proposé.



Une foule de drapeaux québécois au milieu de tous ces images religieuses de martyres ........ Un résumé de l'histoire de la province ?

mardi 28 septembre 2010

Eyes wide open

Elle n'entrait pas dans mon étroit grenier, mais elle est visible ici, la plus grande photo jamais réalisée : Budapest, 70 milliards de pixels. Soit un assemblage de 20 000 photos de 25 megapixels. Imprimée cette photo mesurerait 156 mètres de long sur 31 mètres de large.

Dans le même genre, mais en plus intime, Paris, 26 milliards de pixels.

Et mon favori, Dubaï, 45 milliards de pixels, mais surtout une structure urbaine et une architecture hallucinées et hallucinantes, un mirage scifi au milieu du sable et des canaux turquoises, les 512,10 mètres du Burj Dubaï, provocation absurde au milieu de rien.

dimanche 26 septembre 2010

Humains pixels et auto-organisation

Probablement êtes-vous tombé comme moi, un jour, sur une de ces vidéos assez amusantes dans lesquelles on voit des reconstitutions humaines des jeux vidéos de nos primes années. Le concept du réalisateur Guillaume Reymond est que chaque humain représente (plus ou moins) un pixel.
Voyant cela, j'imaginais la complexité de coordonner les pixels humains pour produire l'effet recherché. Beaucoup de travail, mais bon....

Or écoutant Ecrans, un des podcasts de LibéLabo, je suis tombé sur une information qui a complètement changé mon regard et suscité un regain d'intérêt.

En fait, les humains pixels s'auto-organisent. Ils connaissent le jeu, ils se voient en direct sur l'écran de cinéma qui leur fait face, et ils jouent vraiment (j'imagine que le réalisateur donne quelques règles opérationnelles). Par exemple dans le Tétris, les joueurs étaient tellement bons, que Guillaume Reymond se voyait passer la nuit là. Il a donc corsé le jeu, envoyant des pièces difficiles à intégrer, au grand désarroi des humains pixels qui, parait-il, gueulaient comme des geeks qu'une saute d'électricité aurait déconnectés avant la sauvegarde de la partie en cours.

Comme quoi compétence des acteurs + cadre d'action partagé + liberté d'auto-organisation dans ce cadre > micro- planification.

Tetris:


PacMan


Space Invader


Pong


Pole position

jeudi 9 septembre 2010

Et l'assassin est....


Depuis 1947 le nom du meurtrier était un secret bien gardé.
58 années de représentations sans interruption, record de longévité dans le théâtre mondial. Et personne n'avait moufté. De la même façon "Les Diaboliques" de Clouzot, finissait avec la phrase : "« Ne soyez pas "diabolique" ! Ne révélez pas la fin de ce film à vos amis ! ».
"La souricière", pièce de Agatha Christie, n'a jamais été publiée pour ne pas offrir le nom en pâture aux curieux.
Et puis Wikipedia...
Pour vous faire économiser un voyage à Londres et une place de théâtre je cite :

"The murderer's identity is divulged near the end of the play. In a twist ending, it is revealed that the murderer is le colonel Moutarde avec la brosse à dent dans les chiottes, who is not a colonel at all but an insane killer seeking to avenge his brother's death."

jeudi 27 mai 2010

Fiction numérique : Prise 1

A l'occasion de la coupe du monde de football Le Monde propose une fiction numérique. Un roman noir multimédia qui constitue une expérimentation intéressante.

Premier chapitre : la mise en place des personnages et du sexe (il faut bien vendre).

Le concept : un court texte, une image et des éléments d'ambiance (sons) ainsi que des informations contextuelles auxquelles on peut accéder en cliquant sur l'image.


Première impression : Bof ! Pas certain que cette forme de texte amélioré soit très utile. J'ai l'impression de perdre le rythme, de sortir du texte en cherchant les points blancs sur lesquels cliquer. Quant au texte...

Possible aussi de le suivre sur Twitter. Là encore je m'interroge. Il faut que le texte soit très fort pour que l'on suive une histoire par bribes, saupoudrée au milieu du reste. Passer du "page turner" au "sentence turner" en somme. Pas sûr que la littérature y gagne.

Je suivrai quand même, voir si je m'habitue.