Conférence sur l’économie des transports, quelques idées chocs :
Dans un aller-retour NY – Paris, chaque passager consomme une baignoire de pétrole. Deux fois plus s’il est en classe affaires.
Lutte contre deux idées reçues :
1. La voiture électrique permet de moins polluer.
Tout dépend de la façon dont est produite l’électricité. Chiffres sur la situation actuelle :
Effectivement en France (électricité nucléaire) la voiture électrique rejette moins de CO2 par passager et par kilomètre. En moyenne, en Europe, une petite voiture électrique rejette autant de CO2 qu’une Prius. En Allemagne (où la production électrique est encore largement thermique) une voiture électrique rejette autant de CO2 qu’une berline moyenne. En Chine, Australie ou Pologne (où l’électricité est très largement produite à partir de charbon) une petite voiture électrique rejette autant de CO2 qu’un SUV.
2. Un train électrique pollue moins qu’une voiture.
Même principe, tout dépend de la façon dont est produite l’électricité.
Ainsi un TGV allemand rejette à peine moins de CO2 qu’une voiture avec un taux de remplissage moyen sur des voyages longue distance (autour de 1,8). Si l’on monte le nombre de passagers à 2 par voiture, le TGV allemand rejette autant de CO2 par passager et par kilomètre qu’une voiture.
Mais évidemment la situation va changer : énergies renouvelables, efficacité énergétique dans les moteurs électriques.
Conclusion : comme toujours les choses sont plus complexes que les résumés que l’on en fait.
Un constat désespérant : Pour des déplacements quotidiens, les gens qui ont les moyens de voyager en voiture, voyagent en voiture.
Ne pas avoir les moyens peut par exemple signifier ne pas pouvoir se payer une place de stationnement à l’arrivée. Dit autrement, quand les gens peuvent se le permettre financièrement, ils choisissent la voiture.
Et pour finir : un construction d'autocar nous informe qu'en Allemagne dans les autocars de tourisme, un chauffe-saucisse est indispensable, dans la kitchenette près des portes latérales.
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jeudi 9 février 2012
lundi 12 décembre 2011
Let's go surfing
Le 9 juillet 1958, dans la baie de Lituya, Alaska, un tremblement de terre fait d'effondrer un pan de montagne, générant une vague qui a dévasté les rives et secoué un bateau à l'embouchure.
La fascination nait de l'ampleur du phénomène. 30,6 millions de mètres cubes de roche ont plongé d'une altitude de 914 mètres dans l'eau de Gilbert Inlet. La vague ainsi créée est allée submerger le pan de montagne en face, avant de continuer en enfilade dans la baie pendant 11,4 km jusqu'à la mer.
Le tsunami a tout arraché sur son passage. En observant la limite des arbres encore debout, il est possible de savoir précisément la hauteur de la vague. Elle monte à 524 mètres au plus haut, sur la pente en face de l'éboulement. Ce premier choc l'amortit. Sa taille baisse rapidement à moins de 100 mètres, puis 40 mètres après six kilomètres à mi-chemin de la baie. A l'embouchure elle ne mesure plus qu'une dizaine de mètres.
Sur cette photo, le pan de montagne :

Sur celle-ci on voit bien la limite des dégâts : remarquer en particulier la hauteur atteinte au fond à gauche de la baie.

La carte des dommages :

Deux bateaux étaient présents dans la baie. Leurs occupants ont survécu. L'un d'entre eux explique que son bateau a été emporté sur la vague comme un surfeur, et qu'il regardait en dessous la cime des arbres qu'il surplombait. Un troisième bateau situé à l'entrée de la baie a coulé avec son équipage.
Il s'agit de la plus haute vague identifiée à ce jour.
Source : geology.com
La fascination nait de l'ampleur du phénomène. 30,6 millions de mètres cubes de roche ont plongé d'une altitude de 914 mètres dans l'eau de Gilbert Inlet. La vague ainsi créée est allée submerger le pan de montagne en face, avant de continuer en enfilade dans la baie pendant 11,4 km jusqu'à la mer.
Le tsunami a tout arraché sur son passage. En observant la limite des arbres encore debout, il est possible de savoir précisément la hauteur de la vague. Elle monte à 524 mètres au plus haut, sur la pente en face de l'éboulement. Ce premier choc l'amortit. Sa taille baisse rapidement à moins de 100 mètres, puis 40 mètres après six kilomètres à mi-chemin de la baie. A l'embouchure elle ne mesure plus qu'une dizaine de mètres.
Sur cette photo, le pan de montagne :

Sur celle-ci on voit bien la limite des dégâts : remarquer en particulier la hauteur atteinte au fond à gauche de la baie.

La carte des dommages :

Deux bateaux étaient présents dans la baie. Leurs occupants ont survécu. L'un d'entre eux explique que son bateau a été emporté sur la vague comme un surfeur, et qu'il regardait en dessous la cime des arbres qu'il surplombait. Un troisième bateau situé à l'entrée de la baie a coulé avec son équipage.
Il s'agit de la plus haute vague identifiée à ce jour.
Source : geology.com
mercredi 7 décembre 2011
De la psychologie générationnelle et de Frankenstein
Appris aujourd'hui (merci Isabelle) :
Les ovules sont formés chez le foetus. Ils seront dépensés au compte goutte pendant la période de fécondité. Dit autrement : la moitié du patrimoine génétique de la petite fille est fabriqué par la grand mère. Chez les gars en revanche, les spermatozoïdes sont fabriqués au fur et à mesure.
Entendu lors d'une discussion avec un déménageur :
- Moi : T'as combien d'enfants ?
- Le déménageur : Une petite fille. Elle a deux ans.
- C'est sympathique à cet âge là. Ca apprend vite.
- Oui c'est incroyable.
- Tu imagines si on continuait à apprendre à ce rythme toute notre vie ?
- Oui, on serait des petits Frankenstein.
Les ovules sont formés chez le foetus. Ils seront dépensés au compte goutte pendant la période de fécondité. Dit autrement : la moitié du patrimoine génétique de la petite fille est fabriqué par la grand mère. Chez les gars en revanche, les spermatozoïdes sont fabriqués au fur et à mesure.
Entendu lors d'une discussion avec un déménageur :
- Moi : T'as combien d'enfants ?
- Le déménageur : Une petite fille. Elle a deux ans.
- C'est sympathique à cet âge là. Ca apprend vite.
- Oui c'est incroyable.
- Tu imagines si on continuait à apprendre à ce rythme toute notre vie ?
- Oui, on serait des petits Frankenstein.
Libellés :
Appris aujourd'hui,
La vie et autres inconvénients
vendredi 18 novembre 2011
Un secret de la grande guerre
Appris en lisant le supplément du Point n°2043 sur le musée de la grande guerre.
En 1916, 40 000 soldats russes rejoignent les fronts occidentaux. La moitié en Grèce, la moitié en France. Mais en 1917 la révolution russe éclate. Dans les régiments, des soviets sont créés et les soldats demandent à retourner dans leur pays. L'état-major panique et pour confiner la peste rouge, les soldats russes sont envoyés dans un camp dans la Creuse. Cela finit à la gifle entre loyalistes et bolchéviques. Septembre 1917. Les premiers sont évidemment soutenus et finissent par être chargés de rétablir l'ordre démocratique. Les seconds proclament la première république soviétique autogérée. Au camp de La Courtine, Creuse.
Citons cette phrase de l'abbé Laliron, curé de La Courtine : "Hélas, ils ne veulent rien entendre et ils n'ont à la bouche que ce mot: Liberté ! Liberté ! Je leur fis comprendre qu'ils n'étaient pas mûrs pour la liberté."
Le 18 les loyalistes montent à l'assaut pour écraser cette peste rouge. 150 tués. 1300 bolchéviques envoyés dans les colonies pénitentiaires d'Algérie. 10 000 enrôlés comme travailleurs militaires. Ils seront rapatriés à Odessa en 1919.
En 1916, 40 000 soldats russes rejoignent les fronts occidentaux. La moitié en Grèce, la moitié en France. Mais en 1917 la révolution russe éclate. Dans les régiments, des soviets sont créés et les soldats demandent à retourner dans leur pays. L'état-major panique et pour confiner la peste rouge, les soldats russes sont envoyés dans un camp dans la Creuse. Cela finit à la gifle entre loyalistes et bolchéviques. Septembre 1917. Les premiers sont évidemment soutenus et finissent par être chargés de rétablir l'ordre démocratique. Les seconds proclament la première république soviétique autogérée. Au camp de La Courtine, Creuse.
Citons cette phrase de l'abbé Laliron, curé de La Courtine : "Hélas, ils ne veulent rien entendre et ils n'ont à la bouche que ce mot: Liberté ! Liberté ! Je leur fis comprendre qu'ils n'étaient pas mûrs pour la liberté."
Le 18 les loyalistes montent à l'assaut pour écraser cette peste rouge. 150 tués. 1300 bolchéviques envoyés dans les colonies pénitentiaires d'Algérie. 10 000 enrôlés comme travailleurs militaires. Ils seront rapatriés à Odessa en 1919.
samedi 10 septembre 2011
Les tyrans ont les moyens d'aller au bout de leurs idées
Dans Le Point du 4 août 2011, un dossier sur les folies des tyrans. Anecdotes :
Incitatus, le cheval de Caligula disposait d’un palais, de mobilier et d’esclaves pour le servir. Il pouvait ainsi recevoir des invités.
Mao avait instauré une « danse de loyauté » que tout Chinois devait réaliser deux fois par jour. Hôtesses de l’air en service y compris. Atteint de maladies vénériennes, il prétendait « se nettoyer dans le corps des femmes ». Pour ne jamais manquer d’eau, il avait créé une Troupe d’action culturelle de l’unité de la garnison centrale qui « recrutait » de jeunes danseuses.
Ceaucescu se faisait appeler le « Danube de la pensée ». Pas faux, même envasement.
En 1935 une fois achevée sa ville souterraine secrète reliée au Kremlin par un tunnel de 17 km, Staline fit fusiller les ouvriers. Façon toute soviétique de mettre fin à des emplois à vie. Dans la salle de réunion, l’acoustique exceptionnelle lui permettait d’entendre les messes basses de ses officiers d’état-major.
Dans le « Petit livre rouge » de Pol Pot, cette phrase : « Ne nourris pas d’idées personnelles ». Le quart de la population Cambodgienne incapable de se maîtriser dut être éliminée.
Le dôme au bout de l’axe principal de Germania, cité fantasme de Hitler était seize fois plus grand que celui de Saint Pierre de Rome.
Sparmourat Niazov considérait que les Turkmènes devaient voir son portrait au moins une fois par minute. A Achgabat, la capitale, sa statue en or pivote pour suivre le cours du soleil. Pour passer son permis de conduire, seize heures d’étude du « livre saint » écrit par ses soins étaient indispensables.
En 1988 les astrologues de Ne Win l’informèrent que son chiffre faste était le 9. Il fit changer tous les billets de banque en imposant des multiples de 9. Ce qui contribua à développer l'habilité arithmétique des Birmans et ruina l'économie.
Bokassa, pour son sacre d’empereur du Centrafrique, avait exigé que son grand-maître brodeur (et à voir les photos il ne manquait pas de fanfreluches) soir un descendant du couturier qui avait officié lors du sacre de Napoléon.
Incitatus, le cheval de Caligula disposait d’un palais, de mobilier et d’esclaves pour le servir. Il pouvait ainsi recevoir des invités.
Mao avait instauré une « danse de loyauté » que tout Chinois devait réaliser deux fois par jour. Hôtesses de l’air en service y compris. Atteint de maladies vénériennes, il prétendait « se nettoyer dans le corps des femmes ». Pour ne jamais manquer d’eau, il avait créé une Troupe d’action culturelle de l’unité de la garnison centrale qui « recrutait » de jeunes danseuses.
Ceaucescu se faisait appeler le « Danube de la pensée ». Pas faux, même envasement.
En 1935 une fois achevée sa ville souterraine secrète reliée au Kremlin par un tunnel de 17 km, Staline fit fusiller les ouvriers. Façon toute soviétique de mettre fin à des emplois à vie. Dans la salle de réunion, l’acoustique exceptionnelle lui permettait d’entendre les messes basses de ses officiers d’état-major.
Dans le « Petit livre rouge » de Pol Pot, cette phrase : « Ne nourris pas d’idées personnelles ». Le quart de la population Cambodgienne incapable de se maîtriser dut être éliminée.
Le dôme au bout de l’axe principal de Germania, cité fantasme de Hitler était seize fois plus grand que celui de Saint Pierre de Rome.
Sparmourat Niazov considérait que les Turkmènes devaient voir son portrait au moins une fois par minute. A Achgabat, la capitale, sa statue en or pivote pour suivre le cours du soleil. Pour passer son permis de conduire, seize heures d’étude du « livre saint » écrit par ses soins étaient indispensables.
En 1988 les astrologues de Ne Win l’informèrent que son chiffre faste était le 9. Il fit changer tous les billets de banque en imposant des multiples de 9. Ce qui contribua à développer l'habilité arithmétique des Birmans et ruina l'économie.
Bokassa, pour son sacre d’empereur du Centrafrique, avait exigé que son grand-maître brodeur (et à voir les photos il ne manquait pas de fanfreluches) soir un descendant du couturier qui avait officié lors du sacre de Napoléon.
jeudi 19 mai 2011
Ramsès II, ça gratte pas sous ton bandage ?
En 1235 avant J.-C. décédait Ramsès II, roux, 1 mètre 72, atteint d'une maladie qui le voûtait à la fin de sa vie (il est probable qu'il fut nécessaire de lui briser des vertèbres cervicales pour l'étendre sur la table d'embaumement).
Deux anecdotes que je ne connaissais pas sur le sujet apprises aujourd'hui.
Au début du XXème siècle, l'intérêt pour les momies était à son apogée. Les gens du monde se réunissaient pour assister à leur débandellettage. La morale de l'époque s'en accommodait... En revanche, lorsque le 3 janvier 1907, Colette monta sur la scène du Moulin-Rouge dans le cadre de la revue Rêve d'Egypte que sa maîtresse, Mathilde de Morny, lumière rougeoyante et musique, lui ôta ses bandelettes : scandale, morale, le préfet interdit le spectacle.

70 ans plus tard, la France souhaite organiser une grande exposition autour de la momie. Mais celle-ci se révèle en mauvais état, putrescente pour tout dire. L'Egypte ne dispose pas à l'époque des moyens pour résoudre le problème. La France se propose, mais le gouvernement du Caire refuse. Pour débloquer la situation Giscard propose alors d'accueillir la momie avec tous les égards dus à un chef d'Etat. L'idée débloque la situation. Et la momie de débarquer de l'avion, musique militaire et drapeaux, puis sur le chemin du musée de l'homme, détour par la place de la Concorde afin que Ramsès II puisse contempler son obélisque.
La momie passera huit mois dans les labos du musée, se fera irradier pour tuer les champignons à l'origine de sa dégradation avant de retourner passer son éternité au bord du Nil. Ppur que les pharaons soient éternels il fallait que l'on continue de prononcer leur nom après leur mort (d'où les bas-reliefs et les hagiographies hiéroglyphes et les effaçages de bas-reliefs et hagiographies hiéroglyphes). C'était ma contribution. Avec plaisir Ramsès.
Deux anecdotes que je ne connaissais pas sur le sujet apprises aujourd'hui.
Au début du XXème siècle, l'intérêt pour les momies était à son apogée. Les gens du monde se réunissaient pour assister à leur débandellettage. La morale de l'époque s'en accommodait... En revanche, lorsque le 3 janvier 1907, Colette monta sur la scène du Moulin-Rouge dans le cadre de la revue Rêve d'Egypte que sa maîtresse, Mathilde de Morny, lumière rougeoyante et musique, lui ôta ses bandelettes : scandale, morale, le préfet interdit le spectacle.

70 ans plus tard, la France souhaite organiser une grande exposition autour de la momie. Mais celle-ci se révèle en mauvais état, putrescente pour tout dire. L'Egypte ne dispose pas à l'époque des moyens pour résoudre le problème. La France se propose, mais le gouvernement du Caire refuse. Pour débloquer la situation Giscard propose alors d'accueillir la momie avec tous les égards dus à un chef d'Etat. L'idée débloque la situation. Et la momie de débarquer de l'avion, musique militaire et drapeaux, puis sur le chemin du musée de l'homme, détour par la place de la Concorde afin que Ramsès II puisse contempler son obélisque.
La momie passera huit mois dans les labos du musée, se fera irradier pour tuer les champignons à l'origine de sa dégradation avant de retourner passer son éternité au bord du Nil. Ppur que les pharaons soient éternels il fallait que l'on continue de prononcer leur nom après leur mort (d'où les bas-reliefs et les hagiographies hiéroglyphes et les effaçages de bas-reliefs et hagiographies hiéroglyphes). C'était ma contribution. Avec plaisir Ramsès.
Libellés :
Appris aujourd'hui,
Vieilleries
vendredi 11 mars 2011
Lutte politique avec les moyens du bord
Dans les années 60 et 70 les discussions politiques sont intenses à Mayotte. Double enjeu suite à l'autonomie donnée par la France aux quatre îles comoriennes lors de la décolonisation : réduire l'influence des Comores et s'arrimer à la République française. Les arguments volent parfois bas et tous les moyens sont bons.
Ainsi un réseau de femmes militantes se crée autour de Zéna Mdéré et Zaïna Maresse, 70 ans aujourd'hui. Pour se faire entendre elles agissent en commandos, prennent à partie les responsables politiques comoriens en visite officielle à Mayotte dès leur descente d'avion sur le Tarmac de Petite Terre, et les chatouillent jusqu'à ce qu'ils quittent l'île. Première victime : Mohamed Dalahane, titillé par cinquante femmes, en perd sa veste et remonte prestement dans son avion. Premier d'une longue liste.
L'affaire n'est pas sans risques. Le 13 octobre 1969 l'une d'entre elles, Makia Madi, meurt dans un affrontement entre partisans et adversaires de l'indépendance.
Ces femmes sont passées à l'histoire (de l'île) sous le nom des "Chatouilleuses". Leur action a contribué à forger une volonté politique qui s'est affirmée dans les référendums successifs demandant le rattachement à la France.
Ainsi un réseau de femmes militantes se crée autour de Zéna Mdéré et Zaïna Maresse, 70 ans aujourd'hui. Pour se faire entendre elles agissent en commandos, prennent à partie les responsables politiques comoriens en visite officielle à Mayotte dès leur descente d'avion sur le Tarmac de Petite Terre, et les chatouillent jusqu'à ce qu'ils quittent l'île. Première victime : Mohamed Dalahane, titillé par cinquante femmes, en perd sa veste et remonte prestement dans son avion. Premier d'une longue liste.
L'affaire n'est pas sans risques. Le 13 octobre 1969 l'une d'entre elles, Makia Madi, meurt dans un affrontement entre partisans et adversaires de l'indépendance.
Ces femmes sont passées à l'histoire (de l'île) sous le nom des "Chatouilleuses". Leur action a contribué à forger une volonté politique qui s'est affirmée dans les référendums successifs demandant le rattachement à la France.
jeudi 10 mars 2011
Les truies s'emmerdent, mais au moins elles ont chaud
Dans un élevage français de porcs, il est consommé 1171 kilowatts heure par truie et par an. Cela représente l'équivalent de la consommation énergétique moyenne d'un Cubain ; le double de celle d'un Albanais ou d'un Indien ; 6,5 fois celle d'un Ivoirien.
Source : Isabelle Saporta, "Le livre noir de l'agriculture", Fayard
Source : Isabelle Saporta, "Le livre noir de l'agriculture", Fayard
vendredi 21 janvier 2011
Appris aujourd'hui
Deux expressions québécoises :
"L'affaire est ketchup" : Tout est pour le mieux.
"Je gagerais pas une terre en bois deboutte" : Je ne parierais pas là-dessus.
Un mot de québec :
Les "mottés" (pas sûr de l'orthographe, recueilli sur le terrain, dans un bar) : personnes plutôt renfermées sur elles-mêmes et se tenant plus proche de la robine que du robinet.
"L'affaire est ketchup" : Tout est pour le mieux.
"Je gagerais pas une terre en bois deboutte" : Je ne parierais pas là-dessus.
Un mot de québec :
Les "mottés" (pas sûr de l'orthographe, recueilli sur le terrain, dans un bar) : personnes plutôt renfermées sur elles-mêmes et se tenant plus proche de la robine que du robinet.
mercredi 8 décembre 2010
Tesla vs. Edison
Dans "Les éclairs" de Jean Echenoz :
Deux nouveaux mots :
- abstrus : adj., abscons, difficile à comprendre.
- blandice : nom fém., souvent utilisé au pluriel, flatteries.
Une histoire incroyable de rivalité industrielle :
Edison est l'inventeur (entre autre) du courant continu. La société qu'il avait fondé : General Electrics avait commencé à équiper quelques maisons autour de la première centrale et rêvait d'un monopole, lorsque Nikola Tesla immigré Croate mit au point le courant alternatif qui permettait de dépasser les limites de la technologie d'Edison : en particulier le fait qu'il était impossible de transporter le courant sur de longues distances, et que les câbles chauffant sous l'effet d'un courant à faible tension, avaient des comportement pyromanes.
Tesla se fait financer par Westinghouse pour développer le courant alternatif et conquérir l'Amérique. Edison perçoit la menace, il se lance alors dans une campagne d'anti-marketing particulièrement aussi innovante que peu morale. Son axe : démontrer le danger du courant alternatif.
Pendant des mois, dans les rues, des démonstrateurs attachent des chiens et des chats sur des paillasses et les électrocutent, enjoignant la foule horrifiée de refuser l'installation du courant alternatif de Tesla et Westinghouse.
Cela ne suffit pas, l'étape suivante est l'électrocution de Topsy, éléphante arthritique et ombrageuse du Luna Park de Coney Island. Elle a tué trois dompteurs, il faut l'euthanasier. Edison en profite, il voit l'opportunité. Et pour donner un écho maximal à cette mise en scène, il exploite une autre de ses innovations : le cinéma. La bête est électrocutée avec une dynamo Westinghouse devant l'oeil trouble d'une caméra. Dans un grand jaillissement de fumée blanche, digne d'une locomotive à vapeur, l'éléphante s'effondre. Le film existe, il est ci-dessous.
Mais ces démonstrations grand-guignolesques ne suffisent pas à convaincre les décideurs qui mesurent les atouts du courant alternatif. Edison joue alors son va-tout. Pour effrayer la populace, point d'autre solution que de tuer un homme. William Kellner qui a tué sa femme à coups de hache est un condamné à mort qui attend sa sentence. Edison fait fonctionner ses contacts et convainc qu'une électrocution serait plus humaine qu'une pendaison. Un arbre est abattu dans la cours de la prison, grossièrement débité et une chaise est construite. Deux électrodes, deux éponges et quelques sangles, le condamné est assis sur la première chaise électrique munie d'une dynamo Westinghouse acheté clandestinement.
La première tentative, 1000 volts, sept secondes, échoue. L'homme est brûlé, hurle, ainsi manifeste qu'il est toujours vivant. Echenoz décrit ainsi les effets de la seconde tentative, 2000 volts, une minute :
"Se répand très vite alors une forte odeur de chair grillée cependant que de longues étincelles jaillissent des membres de Kemmler, sa sueur abondante se transforme progressivement en sang, une épaisse colonne de fumée commence à s'élever de sa tête et ses yeux tentent avec succès de s'échapper de leurs orbites jusqu'à ce que, certifié par un médecin légiste, son décès ne soit plus douteux." (Echenoz, "Des éclairs", p. 50)
Premier constat : Edison s'était trompé. Le courant alternatif s'est imposé, ainsi que la chaise électrique.
Deuxième constat : La chaise électrique est fruit du marketing.
Deux nouveaux mots :
- abstrus : adj., abscons, difficile à comprendre.
- blandice : nom fém., souvent utilisé au pluriel, flatteries.
Une histoire incroyable de rivalité industrielle :
Edison est l'inventeur (entre autre) du courant continu. La société qu'il avait fondé : General Electrics avait commencé à équiper quelques maisons autour de la première centrale et rêvait d'un monopole, lorsque Nikola Tesla immigré Croate mit au point le courant alternatif qui permettait de dépasser les limites de la technologie d'Edison : en particulier le fait qu'il était impossible de transporter le courant sur de longues distances, et que les câbles chauffant sous l'effet d'un courant à faible tension, avaient des comportement pyromanes.
Tesla se fait financer par Westinghouse pour développer le courant alternatif et conquérir l'Amérique. Edison perçoit la menace, il se lance alors dans une campagne d'anti-marketing particulièrement aussi innovante que peu morale. Son axe : démontrer le danger du courant alternatif.
Pendant des mois, dans les rues, des démonstrateurs attachent des chiens et des chats sur des paillasses et les électrocutent, enjoignant la foule horrifiée de refuser l'installation du courant alternatif de Tesla et Westinghouse.
Cela ne suffit pas, l'étape suivante est l'électrocution de Topsy, éléphante arthritique et ombrageuse du Luna Park de Coney Island. Elle a tué trois dompteurs, il faut l'euthanasier. Edison en profite, il voit l'opportunité. Et pour donner un écho maximal à cette mise en scène, il exploite une autre de ses innovations : le cinéma. La bête est électrocutée avec une dynamo Westinghouse devant l'oeil trouble d'une caméra. Dans un grand jaillissement de fumée blanche, digne d'une locomotive à vapeur, l'éléphante s'effondre. Le film existe, il est ci-dessous.
Mais ces démonstrations grand-guignolesques ne suffisent pas à convaincre les décideurs qui mesurent les atouts du courant alternatif. Edison joue alors son va-tout. Pour effrayer la populace, point d'autre solution que de tuer un homme. William Kellner qui a tué sa femme à coups de hache est un condamné à mort qui attend sa sentence. Edison fait fonctionner ses contacts et convainc qu'une électrocution serait plus humaine qu'une pendaison. Un arbre est abattu dans la cours de la prison, grossièrement débité et une chaise est construite. Deux électrodes, deux éponges et quelques sangles, le condamné est assis sur la première chaise électrique munie d'une dynamo Westinghouse acheté clandestinement.
La première tentative, 1000 volts, sept secondes, échoue. L'homme est brûlé, hurle, ainsi manifeste qu'il est toujours vivant. Echenoz décrit ainsi les effets de la seconde tentative, 2000 volts, une minute :
"Se répand très vite alors une forte odeur de chair grillée cependant que de longues étincelles jaillissent des membres de Kemmler, sa sueur abondante se transforme progressivement en sang, une épaisse colonne de fumée commence à s'élever de sa tête et ses yeux tentent avec succès de s'échapper de leurs orbites jusqu'à ce que, certifié par un médecin légiste, son décès ne soit plus douteux." (Echenoz, "Des éclairs", p. 50)
Premier constat : Edison s'était trompé. Le courant alternatif s'est imposé, ainsi que la chaise électrique.
Deuxième constat : La chaise électrique est fruit du marketing.
dimanche 28 novembre 2010
1+1 = on ne le saura jamais parce que vous avez disparu
Vidéo passionnante sur le site de Libélabo : des entrevues avec des ethnolinguistes étudiant des dialectiques rares, souvent parlés par des communautés vouées à disparaître.
Une émotion : entendre une langue parlée par le dernier homme dont c'est la langue maternelle, comme c'est le cas à la fin de la vidéo avec Tevfik Esenç, dernier Oubyk à parler la langue de son ethnie dans le nord du Caucase.
Une surprise : une linguiste raconte que ce qui est le plus vite menacé, ce n'est pas la langue, mais les façons de compter. En effet, toutes ces micro-sociétés avec le temps s'inscrivent dans des réseaux commerciaux. Au marché, quand elles sont confrontées à d'autres façons de compter, elles ont tendance à abandonner leur système de nombres et cela avant leur langue. On peut faire des affaires en ne parlant pas la même langue, difficilement en ne comptant pas de la même façon. L'ethnolinguiste raconte combien il était important de recueillir la façon de compter en base 20, d'une micro-société quelque part entre le Tibet et la Birmanie.
Une émotion : entendre une langue parlée par le dernier homme dont c'est la langue maternelle, comme c'est le cas à la fin de la vidéo avec Tevfik Esenç, dernier Oubyk à parler la langue de son ethnie dans le nord du Caucase.
Une surprise : une linguiste raconte que ce qui est le plus vite menacé, ce n'est pas la langue, mais les façons de compter. En effet, toutes ces micro-sociétés avec le temps s'inscrivent dans des réseaux commerciaux. Au marché, quand elles sont confrontées à d'autres façons de compter, elles ont tendance à abandonner leur système de nombres et cela avant leur langue. On peut faire des affaires en ne parlant pas la même langue, difficilement en ne comptant pas de la même façon. L'ethnolinguiste raconte combien il était important de recueillir la façon de compter en base 20, d'une micro-société quelque part entre le Tibet et la Birmanie.
lundi 22 novembre 2010
Eléphant et Chine
L'éléphant a quatre genoux, il a aussi des mamelles positionnées sur le thorax. Quels autres mammifères partagent ces deux caractéristiques avec nous (Humains je veux dire, pas habitants de Québec) ? Aurions-nous des ancêtres communs ? Sommes-nous plus proches de l'éléphant que du porc ? Je me pose des questions.
L'industrie informatique américaine représente 160 000 personnes (moins qu'en 1965). La première entreprise chinoise d'informatique, Foxconn, emploie 950 000 personnes, dont 250 000 dans l'usine de Shenzen.
L'industrie informatique américaine représente 160 000 personnes (moins qu'en 1965). La première entreprise chinoise d'informatique, Foxconn, emploie 950 000 personnes, dont 250 000 dans l'usine de Shenzen.
mercredi 8 septembre 2010
Choses apprises aujourd'hui 6
Dans les années 70 la France ne produisait pas suffisamment de vin de table pour assouvir sa consommation intérieure malgré les efforts du Carignan. Elle était contrainte d'importer de la bibine.
Une des innovations majeures de Madame de Lafayette dans l'art du roman fut l'abandon des confidents. Auparavant, pour connaître les secrets et les pensées des personages, il fallait que ces derniers se confient à quelqu'un. Hors dans la "Princesse de Clèves" point de confidents. L'auteure entre directement dans la psychée de ses personnages, écrivant ce qu'ils se disent, comme si elle lisait dans leurs pensées. Commentaires acerbes des critiques de l'époque sur le mode : mais comment l'auteur peut-il être au courant ?
Montblanc (les stylos) est une marque allemande.
Une des innovations majeures de Madame de Lafayette dans l'art du roman fut l'abandon des confidents. Auparavant, pour connaître les secrets et les pensées des personages, il fallait que ces derniers se confient à quelqu'un. Hors dans la "Princesse de Clèves" point de confidents. L'auteure entre directement dans la psychée de ses personnages, écrivant ce qu'ils se disent, comme si elle lisait dans leurs pensées. Commentaires acerbes des critiques de l'époque sur le mode : mais comment l'auteur peut-il être au courant ?
Montblanc (les stylos) est une marque allemande.
mardi 27 juillet 2010
Chose apprise aujourd'hui 5
En 2009 Sony a encore vendu 8,5 millions de disquettes 3,5 pouces (contre 47 millions en 2002). Rappelons que la capacité de stockage de la disquette est de 1,44 Mo.
En 2010 Sony a fermé son usine de fabrication... Le progrès progresse.
En 2010 Sony a fermé son usine de fabrication... Le progrès progresse.
jeudi 1 juillet 2010
Chose apprise aujourd'hui 4
Presque tous les vertébrés baillent. Tous les mammifères baillent. Tous ..... sauf la girafe.
dimanche 27 juin 2010
Choses apprises aujourd'hui 3
Bufala n’est pas une ville, la mozzarella di bufala est fabriquée avec du lait de buffle.
Les chars d’assaut sont appelés des tanks. Pendant la première guerre mondiale, le projet de développement de ces nouvelles armes devait rester secret. Pour ne pas qu’il parvienne aux oreilles de l’ennemi, on lui donna le nom de code water-tank (citerne). Un bout du nom est resté.
Le chewing-gum Tutti Frutti de Wrigley date de 1893. Deux ans auparavant, William Wrigley Jr. arrivait à Chicago. Il avait 29 ans, 32 dollars en poche et un don naturel pour les affaires.
Les chars d’assaut sont appelés des tanks. Pendant la première guerre mondiale, le projet de développement de ces nouvelles armes devait rester secret. Pour ne pas qu’il parvienne aux oreilles de l’ennemi, on lui donna le nom de code water-tank (citerne). Un bout du nom est resté.
Le chewing-gum Tutti Frutti de Wrigley date de 1893. Deux ans auparavant, William Wrigley Jr. arrivait à Chicago. Il avait 29 ans, 32 dollars en poche et un don naturel pour les affaires.
jeudi 17 juin 2010
Chose apprise aujourd'hui 2
L'Allemagne est le pays au monde dont la balance commerciale est la plus élevée. C'est à dire le pays dont l'écart entre le volume des exportations et le volume des importations est le plus grand. Devant la Chine laquelle est pénalisée par le niveau de ses importations.
lundi 14 juin 2010
Chose apprise aujourd'hui 1
Depuis les années 70 il n'y a plus de grand parti politique belge, au sens où la belgitude transcenderait les communautés wallonne et flamande. Les partis politiques représentent soi les Flamands, soi les Wallons. Allez construire un pays avec ça !
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