Survol très talentueux des 30 dernières années politiques, 'les trente foireuses".
Tout est bon, tout est juste. Le projet est de Laurent Sciamma.
mercredi 11 mai 2011
mardi 10 mai 2011
Yom & The wonder rabbis
Sur le site de Akadem, le campus numérique juif, un concert de Yom & The wonder rabbis.
Si vous voulez voyager le long du Danube, en Lada, en bateau, en champignon magique ou en musique...
Si vous voulez voyager le long du Danube, en Lada, en bateau, en champignon magique ou en musique...
dimanche 8 mai 2011
Les limites de la ville
C'est arrivé vers moi par des voies détournées (merci Mac Fafard). Un magnifique travail de Dominic Boudreault.
Avec dedans des bouts de Montréal, Québec, Toronto, Manhattan et Chicago. Et des séquences finales éblouissantes.
Avec dedans des bouts de Montréal, Québec, Toronto, Manhattan et Chicago. Et des séquences finales éblouissantes.
Timelapse - The City Limits from Dominic on Vimeo.
jeudi 5 mai 2011
Claude Choules


Claude Choules nait le 3 mars 1901 à Wyre Piddle dans les Midlands. Je n’ai de lui que quelques échos d’une vaste vie. A quatorze ans il ment sur son âge pour s’engager dans la Royal Navy. En 1926 il émigre en Australie. Il fait la seconde guerre mondiale comme officier dans la marine australienne, puis finit sa carrière comme pêcheur. Il a deux filles, treize petits-enfants, vingt-six arrière-petits enfants et deux arrière-arrière-petits enfants. Je sais aussi de lui qu’il détestait la guerre et aimait le jus de mangue et les chocolats mous.
Quelques échos vous disais-je.
Claude Choules était le dernier combattant vivant de la première guerre mondiale.
Reste Florence Green, 108 ans. Elle servait dans la Royal Air France, mais n’avait jamais combattu.
Correction : les échos s'amplifient.
Sa page sur Wikipedia, en Anglais, en Français.
Son autobiographie publiée en 2009 s'appelle : The last of the last
lundi 2 mai 2011
La physique quantique selon Alexandre Astier
J’ai découvert par hasard cette conférence d’Alexandre Astier sur la physique quantique. C’est brillant.
Ce type a pour moi la production la plus intelligente de tous les humoristes. Peut-être parce qu’il ne cherche pas à faire rire. Me paraît plus un tragédien, angoissé, pour qui l’humour est une élégance de style. L’évolution de Kaamelott en est, selon moi, une belle illustration.
Sa conclusion est magnifique :
« Je finirai par répondre à Blaise Pascal qui disait que le silence éternel des espaces infinis l’effrayait, en lui répondant et bien que c’est exactement l’éternité de l’espace qui a permis la complexité moléculaire dont nous sommes faits. Nous sommes les enfants des silences éternels des espaces infinis. Voilà Blaise Pascal ça c’est pour ton petit cul. »
En trois parties (total : 15 min.) :
Ce type a pour moi la production la plus intelligente de tous les humoristes. Peut-être parce qu’il ne cherche pas à faire rire. Me paraît plus un tragédien, angoissé, pour qui l’humour est une élégance de style. L’évolution de Kaamelott en est, selon moi, une belle illustration.
Sa conclusion est magnifique :
« Je finirai par répondre à Blaise Pascal qui disait que le silence éternel des espaces infinis l’effrayait, en lui répondant et bien que c’est exactement l’éternité de l’espace qui a permis la complexité moléculaire dont nous sommes faits. Nous sommes les enfants des silences éternels des espaces infinis. Voilà Blaise Pascal ça c’est pour ton petit cul. »
En trois parties (total : 15 min.) :
Libellés :
Conscience sans science n'est que con
dimanche 1 mai 2011
Kaputt (1)
Dialogue dans Kaputt de Malaparte (page 115-116 chez Folio) au sujet de la situation dans le ghetto de Varsovie :
- Il nous faut reconnaître que la faute (la saleté dans laquelle les juifs vivent) n'en est pas entièrement aux juifs, dit Frank (le gouverneur de la Pologne). L'espace dans lequel ils sont enfermés est plutôt réduit pour une population aussi nombreuse. Mais les Juifs, au fond, aiment vivre dans la saleté. La saleté est leur assaisonnement naturel. (...) Il est douloureux de constater qu'ils meurent comme des rats.
- Il me semble qu'ils n'apprécient pas beaucoup l'honneur de vivre. Je veux dire l'honneur de vivre comme des rats.
- Quand je dis qu'ils meurent comme des rats, je n'ai pas la moindre intention de les critiquer, dit Frank. C'est une simple constatation.
Cette dernière phrase est l'une des expressions les plus fortes d'inhumanité qu'il m'ait été donné de lire ou d'entendre.
- Il nous faut reconnaître que la faute (la saleté dans laquelle les juifs vivent) n'en est pas entièrement aux juifs, dit Frank (le gouverneur de la Pologne). L'espace dans lequel ils sont enfermés est plutôt réduit pour une population aussi nombreuse. Mais les Juifs, au fond, aiment vivre dans la saleté. La saleté est leur assaisonnement naturel. (...) Il est douloureux de constater qu'ils meurent comme des rats.
- Il me semble qu'ils n'apprécient pas beaucoup l'honneur de vivre. Je veux dire l'honneur de vivre comme des rats.
- Quand je dis qu'ils meurent comme des rats, je n'ai pas la moindre intention de les critiquer, dit Frank. C'est une simple constatation.
Cette dernière phrase est l'une des expressions les plus fortes d'inhumanité qu'il m'ait été donné de lire ou d'entendre.
Libellés :
littérature et autres nourritures
La Zone : de l'utilité du Webdocu
La zone n’est pas un documentaire sur Tchernobyl, mais sur la vie dans la zone irradiée et sur la vie dans l’après-communisme de l’Europe de l’Est.


Des bribes d’histoires de vie, atmosphères des lieux : caméra posée devant des bâtiments qui capte le temps qui passe ou plutôt ne passe pas, caméra posée sur des plages au bord du fleuve qui baigne les réacteurs, caméra posée dans un bar, une boîte de nuit, une salle de billard.
Galerie de portraits saisissants. Le millionnaire qui fouille les bois à la recherche de soldats allemands pour les enterrer dignement et ainsi finir enfin la seconde guerre mondiale, le jeune couple revenu dans un village malgré l’interdiction, parce que les maisons y sont gratuites et que la campagne est un bon environnement pour élever leur fille, les trafiquants qui décontaminent le métal dans un atelier défoncé de la centrale avant de le revendre, les vieux qui meurent là parce qu’il ne peut y avoir d’ailleurs dans leur vie.
Approche impressionniste, sensorielle, travail superbe sur l’image et le son qui nous immerge plus qu’il nous raconte.
Glaçant.
Cela me rappelle l’apocalyptique roman ‘La Route’ de McCarthy. Et c’est peut-être plus fort encore.
Tout l'intérêt du webdocu : riche dans l'utilisation du multimedia, laissant à chacun la possibilité de circuler et de construire sa propre expérience de compréhension du sujet étudié.


Des bribes d’histoires de vie, atmosphères des lieux : caméra posée devant des bâtiments qui capte le temps qui passe ou plutôt ne passe pas, caméra posée sur des plages au bord du fleuve qui baigne les réacteurs, caméra posée dans un bar, une boîte de nuit, une salle de billard.
Galerie de portraits saisissants. Le millionnaire qui fouille les bois à la recherche de soldats allemands pour les enterrer dignement et ainsi finir enfin la seconde guerre mondiale, le jeune couple revenu dans un village malgré l’interdiction, parce que les maisons y sont gratuites et que la campagne est un bon environnement pour élever leur fille, les trafiquants qui décontaminent le métal dans un atelier défoncé de la centrale avant de le revendre, les vieux qui meurent là parce qu’il ne peut y avoir d’ailleurs dans leur vie.
Approche impressionniste, sensorielle, travail superbe sur l’image et le son qui nous immerge plus qu’il nous raconte.
Glaçant.
Cela me rappelle l’apocalyptique roman ‘La Route’ de McCarthy. Et c’est peut-être plus fort encore.
Tout l'intérêt du webdocu : riche dans l'utilisation du multimedia, laissant à chacun la possibilité de circuler et de construire sa propre expérience de compréhension du sujet étudié.
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